Actualite du Jour

12 juillet 2017

Lancement officiel du Projet « Jeunesse africaine et dynamiques de résilience à la violence, à l`exclusion et à l`injustice »


L’Université Catholique de Bukavu (UCB) a lancé officiellement le Projet « Jeunesse africaine et dynamiques de résilience à la violence, à l’exclusion et à l’injustice », ce mardi 11 juillet 2017 au campus de Bugabo. C’était en présence des autorités politiques de la Province du Sud-Kivu, de la société civile  et de la communauté universitaire de l’UCB.

Ce projet a pour objectif principal de produire des connaissances objectives sur les stratégies de résilience des jeunes face à la violence sociopolitique en République Démocratique du Congo et au Burkina-Faso, dans le but de développer des politiques publiques, des programmes et stratégies efficaces de prévention des violences sociopolitiques associées à la jeunesse.

Il s’agit d’un projet porté par l’UCB, à travers ses deux Centres de recherche, le Laboratoire d’Economie Appliquée au Développement (LEAD) et le Centre d’Etudes et de Gestion des Conflits (CEGEC), attachés respectivement à la Faculté des Sciences économiques et de gestion et à la Faculté de Droit. Ce projet sera exécuté grâce à l’appui du Centre de Recherche pour le Développement International (CRDI) du gouvernement du Canada.

Il impliquera le consortium Université Catholique de Bukavu (UCB/RDCongo), Groupe de Recherche et d’Information sur la Paix et la Sécurité (GRIP/Belgique) et Institut Général Tiémoko Marc Garango pour la Gouvernance et le Développement (IGD/Burkina Faso).

Le Chef de travaux Paterne MURHULA, enseignant à l’UCB et point focal du projet a expliqué le contexte dans lequel intervient ce dernier, en rappelant que l’Afrique a une population majoritairement jeune : « Près de deux tiers de la population du continent africain est âgée de moins de 35 ans (Stephen Williams – 2012) ». Au-delà d’être jeune, l’Afrique brille assez paradoxalement par une absence généralisée des politiques publiques efficace en faveur des jeunes.

De ce fait, ce projet vient donc s’inscrire dans ce paradoxe, en essayant d’examiner de quelle manière est-ce possible de définir des recommandations ; de faire une étude objective sur les dynamiques développées par les jeunes pour faire face à la violence, à l’exclusion et à l’injustice ; et surtout de quelle manière, ce projet peut aider à améliorer la qualité des décisions prises dans l’accompagnement des jeunes d’origine africaine en général et congolaise en particulier, qui sont parfois abandonnés à leur triste sort et exposés à des multiples formes de manipulation.

Concernant à la démarche méthodologique qui est largement inspirée de la note de ce projet, le Professeur Eddy BALEMBA a, dans son adresse, souligné que les techniques sont dictées par les thématiques de la recherche et l’universalité de la recherche scientifique (communicabilité, soucis de comparaison). S’y ajoute aussi une prise en compte de la dimension éthique et une intégration de l’analyse genre.

A travers les activités de ce projet et grâce à l’interaction de tous les acteurs de sa mise en œuvre, Monsieur l’Abbé Prof. Dr. Paul KADUNDU Karhamikire, Recteur de l’UCB, a affirmé être convaincu que des connaissances objectives vont être produites afin de concevoir des stratégies de résilience des jeunes face à la violence sociopolitique. Les acteurs sociaux, les structures publiques nationales et locales tant au pays qu’au Burkina Faso où s’exécute le même projet, s’approprieront des politiques publiques ainsi rédigées afin d’aider la jeunesse à mettre à profit son énergie. Par la même occasion, il a exhorté les jeunes d’avoir des convictions solides en certaines valeurs susceptibles d’assurer, à travers eux, le développement de toute une Nation. « Face aux manipulations opportunes, dans un contexte social instable, vous devez décider de vous laisser guider par vos convictions. En laissant votre dynamisme être manipulé à dessin, c’est vous qui vous perdez et avec vous, toute la nation », a-t-il souligné.

En souhaitant le succès à ce projet qui démarre au profit des jeunes, la coordination de la société civile au Sud-Kivu quant à elle, estime que les jeunes sont l’objet de l’oppression et souvent revendiquent dans la violence. Au lieu de militer dans la non-violence ; ils s’abandonnent à la merci des politiques aux intérêts obscurs.

Pour honorable Madame Kinja MWENDANGA, la jeunesse est une force dont le pays a besoin pour sa croissance et son développement. Cependant, elle  doit éviter les manipulations de tous genres, en restant fermes et exemplaires comme la jeunesse exemplaire de Soweto. Elle doit demeurer dans l’amour de la patrie au profit de la diversité et s’approprier ce projet d’un grand intérêt pour notre pays en général et pour notre province en particulier.

De son côté, le Ministre provincial de l’Education, monsieur Ladislas MUGANZA WA KANDWA, espère que grâce aux résultats de ces recherches, le pays sera outillé en pistes de solutions à ces problèmes qui affectent jusqu’aux personnes adultes. Ces recherches aideront également la jeunesse à réfléchir autrement face aux sollicitations dont ils sont parfois objet afin d’éviter d’être auteur et victime de la violence. Et au Ministre de conclure : « les résultats de recherche de ce projet, permettront de construire une RD Congo plus forte et la Province du Sud-Kivu s’engage à accompagner l’université dans ce projet»

A réaliser en deux phases sur une période de trente-six (36) mois, de mars 2017 à mars 2020, la première portera sur des recherches empiriques/enquêtes de terrain et la deuxième sur la dissémination/activités participatives avec les jeunes. Une nouvelle mise en œuvre de l’un des objectifs de l’Université Catholique de Bukavu : le service à la communauté.


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