Actualite du Jour

24 novembre 2017

Colloque sur la Santé Mentale au Sud-Kivu en RD. CONGO


La faculté de médecine de l’Université Catholique de Bukavu en partenariat avec les Ministères Provinciaux de la Santé et du Genre, la Direction au Développement et la Coopération Suisse (DDC), et les organisations régionales œuvrant dans le domaine de la santé, a tenu un colloque sur la santé mentale au Sud-Kivu. Débutés le mardi 07 novembre 2017, les travaux  ont duré 3 jours avec pour cadre l’Hôtel BEGONIAS à Nguba dans la Province du Sud-Kivu.

Réunissant tous les acteurs étatiques, onusiens et de la société civile, ce cadre attendait  poser un regard universitaire sur la santé mentale qui se développe au Sud-Kivu, même si certains acteurs universitaires, particulièrement ceux de la santé, semblent en reste.

La tenue de ce colloque est justifiée par la recherche de l’amélioration de la qualité des soins de santé mentale dans la Province du Sud-Kivu et de la santé mentale de notre population en général. « Depuis un temps  nous parlons de la santé mentale et nous avons commencé à fournir des efforts. C’est ainsi que nous avons pensé à organiser ce colloque qui cette fois-ci a cette particularité d’amener les acteurs scientifiques dans cette réflexion sur la question de la santé mentale en R.D. CONGO. Il est donc question pour tous les acteurs impliqués, de faire ensemble un état de lieux de la santé mentale en s’inspirant des expériences d’ailleurs,  qui est un gage pour l’implication de tous dans l’enrichissement des perspectives, le travail en réseau, le partenariat, jamais encore vraiment réussi dans ce domaine, entre le monde scientifique, acteurs de la société civile et étatiques» a déclaré le Docteur  Éric KWAKYA, enseignant à l’UCB et médecin clinicien au Centre Psychiatrique SOSAME de Bukavu. Il a ajouté qu’actuellement, l’état de lieu est multiforme. Il y a beaucoup d’interventions qui se font les unes sans connaître les autres, les unes encore cherchant à ignorer les autres et parfois en créant des situations de compétition alors que nous avons tout à gagner en travaillant en réseau, a-t-il expliqué.

Les interventions devraient se compléter pour améliorer la santé mentale de la population. C’est une occasion de faire un état de lieu de ces interventions en donnant la parole aux acteurs de la société civile, aux acteurs du gouvernement, aux acteurs universitaires pour partager les expériences et trouver ainsi des façons de se compléter pour finalement aboutir à des politiques de santé mentale qui soient les meilleures possibles.

Au sujet du niveau d’intégration de la santé mentale dans les soins de santé primaire en Province,  madame la Coordinatrice de Santé Mentale a affirmé que l’approche est de mise seulement dans 18  sur 34 zones de santé. C’est vraiment incomplet à ce stade car l’idéal est de couvrir toutes les zones de santé. Il n’y a donc pas de quoi se frotter les mains et se satisfaire de la situation actuelle qui n’illustre pas encore une réussite. Ce n’est pas encore l’idéal qu’on pourrait souhaiter et qu’on cherche à atteindre. La présence des acteurs politiques à ces assises montre qu’il y a une certaine sensibilité. Il était donc question de les aider dans l’atteinte de ces objectifs de la couverture de toute la province du Sud-Kivu en termes de soins de santé mentale de qualité.

Ces assises se sont tenues afin d’appuyer le Gouvernement et la société civile, dans leur diversité et multidisciplinarité, à dégager des perspectives communes de travail en réseau dans le secteur de la santé mentale au Sud-Kivu. 

Au terme de ce colloque on s’attendait à ce que  les origines et la cartographie actuelle des interventions en santé mentale au Sud-Kivu soient connues ; que les vecteurs qui orientent les directions actuelles de la santé mentale au Sud-Kivu soient  éclairés à partir des origines et des défis rencontrés ; que les besoins ressentis soient articulés avec les perspectives et le tout porté à la connaissance du public ; que les pratiques d’ailleurs enrichissent les réflexions locales  et finalement que l’universitaire se mette au service du praticien-usager afin de lui offrir un cadre réflexif.

C’est ainsi que, des travaux en carrefour des acteurs impliqués ont découlé plusieurs recommandations parmi entre autre :

  • Demander à la DDC d’accompagner le programme national ou provincial de santé mentale dans la création d’un conseil provincial de santé mentale  investi du pouvoir  de veiller sur la qualité des pratiques  et les curricula de la formation en santé mentale ;
  • Créer un réseau régional pour le partage des expériences afin de leur contextualisation par des professionnels œuvrant dans ce domaine.

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